L'adoption d'un chien n'est pas un acte anodin
Qu'il soit chiot ou adulte, adopter un chien est une décision qui doit être prise en connaissance de cause.Son éducation nécessitera du temps, non seulement pour aller le promener, mais aussi pour l'éduquer.
Il faut aussi penser à l'aspect financier. Les soins vétérinaires coûtent chers (les vaccins, les vermifuges, la sérilisation, etc).
Si vous travaillez toute la journée, votre chien ne pourra rester seul aussi longtemps et son ennui risque de vous apporter de gros ennuis (destructions, aboiements, par exemple.)
Si vous avez un grand jardin et que vous décidez de le laisser dehors, livré à lui-même pendant votre absence de 8 heures, il sera malheureux. Un chien est un animal de meute qui a besoin de contacts sociaux avec sa famille.
L'adoption d'un chien:
Le choix de la race:

La décision d'adopter un chien doit être mûrement réfléchie. N'oubliez pas que votre compagnon vous accompagnera pendant 10 ou 15 ans, voire plus, et que sa présence au sein de votre famille va apporter plusieurs changements.
Tout d'abord, demandez-vous quelle race de chien conviendra le mieux à votre style de vie.
Trop de personnes choisissent un chien pour son look alors que ce qui devrait primer sont le caractère et les besoins physiologique de l'animal.
Certains chiens ont un énorme besoin de se dépenser et méritent des balades journalières: Les chiens de bergers, (mes bergers belges sont promenés 2h00 par jour), certains terriers (le jack Russel pour ne pas le nommer) qui devient un chien à la mode ainsi que les chiens de chasse ont un énorme besoin de courir. Si ces derniers manquent d'exercices, attention aux dégâts!

Ceci dit, il ne faut pas négliger non plus le fait que chaque chien est différent, même au sein de la même portée.
Certains labradors ou golden retrievers sont très fougueux et têtus, malgré leur réputation de chiens calmes et posés.Trop de chiens sont abandonnés par des maîtres ayant sous-estimé le temps nécessaire pour éduquer et promener leur chien.
Les chiens abandonnés.
Leur éducation:
Votre décision est prise! Vous désirez recueillir un chien abandonné.

Vous pensez qu'il sera propre, éduqué et que vous allez ainsi vous épargner bien des désagréments tout en faisant une bonne action.
Détrompez-vous!
Certes, vous faites là une très bonne action, mais soyez conscients que ces chiens ont un passé avec des comportements acquis, comportements qui sont parfois non désirés.
Ces chiens méritent une éducation particulière, car il faut souvent "déprogrammer" les mauvais comportements pour "reprogrammer" des comportements désirés ou tout au moins acceptables.
Il arrive souvent que les chiens abandonnés n'ont pas eu les apprentissages de "l'inhibition à la morsure" et "du stop" (apprentissage du contrôle des mouvements) par la mère, (risque d'hyperactivité). Dans ce cas, le maître devra procéder lui-même à ces apprentissages ou demander conseils à des professionnels.
Souvent, les 15 premiers jours dans le nouveau foyer est une phase test pour le chien. Il vaut mieux profiter de cette période pour établir des règles précises.
Ceci dit, selon des statistiques, environ 6 chiens sur 10 ne posent aucun problème, qu'ils soient pris chiots ou adultes, même s'ils ont des privilèges de dominant. Personnellement je pense qu'il vaut mieux prévenir que guérir!
Vous préférez prendre un chiot.
Les portées "sauvages":

Si votre budget est restreint, vous avez la possibilité de vous tourner vers une famille qui a eu une portée "sauvage".
Préférez toutefois des chiots élevés dans la cuisine, habitués aux enfants, aux différents bruits de la vie familiale et pourquoi pas aux chats, oiseaux ou autres.
Si vous voulez un chien sociable et bien dans ses poils, mettez toutes les chances de votre côté: il est important de prendre un chiot qui a bien été socialisé durant ses 1ère semaines de vie. Ne le prenez pas avant ses 9 semaines, la 8ème étant une semaine critique dans son développement, durant laquelle il apprend la peur.
Il est très mauvais de le séparer de sa fratrie à ce moment-là. Il vaudrait mieux le prendre à sa 7ème semaine.
Evitez les chiens ayant grandis au fond du jardin sans stimulation. Il y a beaucoup de chance pour que le chiot soit effrayé au moindre bruit et pourrait même devenir agressif par peur.
Toutefois, sachez que ces chiens ont rarement un pédigrée, cependant le chiot est à un prix modéré.

Il est possible qu'il ne soit pas tatoué ni pucé, ni vermifugé ni vacciné.
N'hésitez pas à vous renseigner auprès de la famille.
Vous choisissez un élevage.
Les chiens avec Pediree:
Préférez un élevage familial avec des éleveurs passionnés par la race qu'ils élèvent.
Il y a en effet des éleveurs peu consciencieux, qui font de l'élevage pour l'argent et non par amour des chiens.
Quels sont les critères?Les bons éleveurs n'élèvent qu'une race. Les chiens adultes, jeunes et vieux, vivent avec eux.
Tout ce petit monde peut s'occuper des chiots. Ma chienne, Chana, a été élevée par sa mère et sa grand-mère. Bounty était vite fatiguée car c'était sa 1ère portée et Sheyenne l'a ainsi secondée sans relâche.


Dans cet élevage familial, les chiots passent les 4 premières semaines dans la cuisine. Ensuite ils vont dans une "salle d'éveil" qui se trouve dans la maison, avec des stimulis à profusion (jouets, bruitages, etc). Les chiots ont également la possibilité de sortir dans un parc d'ébats sous la responsabilité de leur mère et des chiens adultes.
Les futurs propriétaires ont la possibilité de voir leur chiot régulièrement.
Ceci est important car les chiots s'habituent ainsi à toutes sortes de visiteurs humains, grands, petits, avec des lunettes, un manteau, un chapeau, etc.
Les éleveurs de mes chiens ont enmenés les chiots se balader dans un marché de Noël à proximité. Ils ont pris la voiture, mis colliers et laisses, pour aller dans le grand monde.
Dans cet élevage exceptionnel à mes yeux, les futurs propriétaires ont également la possibilité d'emmener leur futur chiot pour une petite balade .
J'aimerais encore ajouter que c'est l'éleveur qui devrait choisir le bon chiot pour son futur maître, ne donnant pas le chiot le plus vif et dominant dans une famille avec des enfants, par exemple.
Certains éleveurs n'hésitent pas à vendre un chien alors que la race ne correspond pas du tout au style de vie des futurs propriétaires. Un exemple qui m'a spécialement marquée: Une gentille famille avec 2 enfants d'une dizaine d'année vient me voir avec un Fila de Brasileiro (un molosse de 60 kg adulte), peureux et agressif, alors que le chien avait à peine 6 mois.
Le rôle de l'éleveur est aussi de conseiller les personnes, quitte à ne pas vendre son chiot!

Qui connaît le mieux les chiots que l'éleveur?
















